« Ifreann. Dawel. Quel clan choisirez vous ? Bienvenue au pensionnat Deane, là où les rêves ne sont qu'utopiques … ♪ »
 
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 I'm reading, so I'm dreaming. [Terminé]

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Averroès Berjaede
« Élève de la classe Saturn. »
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MessageSujet: I'm reading, so I'm dreaming. [Terminé]   Jeu 20 Déc - 18:36

Little Pink Butterfly In The Huge Mountain Of Books.


J'ai envie de lire. Je n'en ai jamais assez, et probablement que je ne m'arrêterai pas de lire. Toujours, j'en ai besoin. C'est vital, je ne peux pas faire autrement. Je lis et je dévore tout ce qui me passe sous la main. Mais en ce moment, je veux quelque chose en particulier. Je cherche la perle rare. J'en ai marre de la bibliothèque du pensionnat. En gros, je connais presque tout par coeur. Avec ce don, pas moyen d'oublier ce que j'ai lu. Je cherche quelque chose de neuf. Les rayonnages que j'ai l'habitude de parcourir m'ennuient, voir d'autres titres sur les tranches à la verticale, quoi de mieux ? Et puis, j'ai aussi envie de dépenser un peu mon argent de poche. Oui, et alors ? Ca me prend comme ça. Je veux acheter un livre.

Voilà, en quelques lignes la raison pour laquelle je suis dans le village du pensionnat en ce moment même. Ce n'est pas une petite balade, loin de là. Surtout que les gens me regardent, il y a de la foule, et en plus des élèves d'Ifreann qui fichent la trouille. Bref, ce n'est pas une partie de plaisir pour moi de flâner dans les rues. Je n'aime pas le contact humain et je n'arrive même pas à me fondre dans la masse.
Tu parles ! Forcément, fringuée comme je le suis. J'ai abandonné l'uniforme. Je suis vêtue du chemisette blanche, avec de petites manches ballons, très sérieux, droit, propre, net. Le col est boutonné, ne laisse presque pas voir ma gorge, mais juste mon cou qui dépasse en haut, orné de cheveux roses bouclés qui tombent sur mes épaules. Une jupe avec ça, plissée et rouge. En fait, ça ne me change pas vraiment de l'uniforme. On dirait juste un vieil uniforme. J'ai ajouté des bas noir et je porte de grosses bottines. Des Doc Martens rouge vernies. Je les adore. Mes cheveux sont détachés, ils ondulent dans mon dos avec souplesse. Pour éviter de devoir les remettre en place, j'ai mis un serre-tête blanc. Je me sens à l'aise. Enfin, je suis à l'aise, dans mes vêtements, parce qu'ici, c'est tout le contraire malheureusement.

Après avoir marcher un petit moment - en prenant soin d'éviter les autres élèves - je suis arrivée devant la vitrine que j'attendais. La librairie. Ah ! Tellement hâte de mettre la main sur ma nouveauté ! J'entre. La clochette de la porte fait son petit bruit accueillant. Le libraire est derrière son comptoir, un livre à la main. Il est âgé, avec des lunettes demi lunes sur le bout du nez. La caricature parfaite. Il porte un pull en laine, alors qu'il ne fait pas froid, et ce pull est couvert de poils de chats. Je lui fais un sourire timide, et m'avance un peu. Il me salue, me demande ce qui m'amène. Oui, d'accord, ça peut paraître énorme, mais je ne suis jamais venue ici. Vous deviez vous attendre à ce que le type me connaisse bien, que je sois la plus à l'aise du monde dans les étagères, mais même pas. D'habitude, je sais me contenter de la bibliothèque. Je lui dis que je cherche quelque chose de neuf et il me répond de fouiller en riant. Je le remercie et m'engouffre dans la boutique.

Le bordel complet. Des livres partout; jonchant le sol, escaladant les armoires victorieusement, çà et là, du plancher jusqu'au plafond. Partout. De la poussière, des toiles d'araignées. Une vieille librairie typique quoi. Comme on se l'imagine dans les films d'époque. Sur le coup, ça me fait penser au magasin de baguettes magiques d'Harry Potter.
Je m'avance un peu, en repoussant des ouvrages du pied. Il y a de tout; des classiques, des pièces de théâtre, des recueils de poèmes, des romans, des anciens, des modernes, des célèbres, des moins connus, et des inconnus. J'attrape au hasard, je feuillette, je jette un oeil aux quatrième de couvertures. Je fais ma petite expédition. Je contourne une armoire et avance encore, un peu plus loin dans la pièce, vers le fond. Je regarde les titres d'un regard méticuleux, l'index sur les côtes, prête à dénicher ma trouvaille.

Un livre attire mon attention. Pas d'auteur, pas de tire, rien. Je le sors, j'ouvre. Le livre est vide. Je souris. Je le garde sous le bras, avec l'attention de le remplir moi-même. Je me dresse sur la pointe des pieds et en attrape un autre. Le petit chaperon rouge. Ça, je connais. Mais je passe quelques pages pour observer les dessins. Après tout, j'ai mon temps ! Je t'attends.



Dernière édition par Averroès Berjaede le Ven 1 Fév - 22:23, édité 1 fois
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Lucky Blaze
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MessageSujet: Re: I'm reading, so I'm dreaming. [Terminé]   Ven 21 Déc - 19:29


« I miss you. I think. Maybe. »


La journée. Si … douloureuse. Si … agressive. Si amusante. Oui, amusante. Le contraire de la nuit rempli d'ennui. La journée, on peut jouer. Jouer avec les gens. Ces petits pantins qui sourient pour un rien. Ces marionnettes au rire béat et niais. Ces poupées silencieuses qu'il faut faire hurler. Tant de divertissement la journée. Tant d'amour à offrir. Et de mépris aussi. Lucky avait toujours aimé dévorer les fortunés. Et faire crier les silencieux. Ou les silencieuses... En parlant de silence. Sa chambre en était maudite. Le bruit du rien. Juste sublime. Le son à l'état pur. A l'état brut. Si bon qu'il bourdonne dans tes oreilles. Dans ton lit, tu poses ta main sur ton torse. Ton coeur est mort. Lucky. Tu es mort.
Apocalypse. Un ciel nébuleux qui torture les âmes. La mélancolie dévore les coeurs. Le peu de joie sur les visages de ses camarades le fait hurler en silence. Lui, il ne sourit pas. Il n'y a rien de drôle aujourd'hui. Rien à faire d'ailleurs. Et c'était donc dans l'ennui total que Lucky déambulait dans les rues du village, en solitaire. La solitude était la clé de la sérénité, et surtout de la tranquillité. Enfin bref. Tout ça pour résumer à quel point cette journée commençait très mal. Déjà que le temps n'était pas au rendez vous, sa bonne humeur non plus. Dans le froid qu'il sentait à peine, il marchait lentement. Il sentait un regard posé sur lui à chacun de ses pas, ce qui plaqua un rictus sur son visage. Les dawels l'évitaient. C'est vrai qu'il était connu comme un mirage. Un traumatisme. C'était un débris de folie, un virus de démence, s'incrustant en vous pour vous ronger la raison lentement. Douloureusement. Ses pauvres victimes avaient assez souffert, certaines avaient perdu l'espoir d'espérer. C'était ainsi. Peut-être que lui même était devenu barge qui sait ?

Aparté. Une librairie ? Pourquoi pas. Ça lui fera passer le temps. Mains dans les poches, il croisa une gamine avant de rentrer qu'il crut reconnaître. Alors que son expression blasée demeurait, la jeune fille sembla trembler à sa vue. Les larmes aux yeux, elle voulut vite passer son chemin, sans même la regarder, il attrapa son bras, qu'il serra fort. Puis se saisit de ses cheveux pour la tirer vers lui, faisant en sorte que son oreille soit proche de ses lèvres. Il lui susurra avec une certaine indifférente cruauté. « Je t'ai manqué ? J'ai cru comprendre que tu m'évitais. Ce n'est pas très gentil. » La demoiselle devint rouge, puis blême. C'était amusant de voir l'être humain dans une pareil désharmonie. Il approcha ensuite sa bouche, et ses crocs de sa nuque. Humant l'odeur délicieuse s'émanant de la peau laiteuse de celle-ci, il sourit et passa lentement sa langue dans le creux de son cou. La jeune fille tremblait, il regarda autour de lui, car il sentait des yeux posés vers eux. Des yeux fuyants, ou des yeux moqueurs. Personne ne viendrait l'aider, c'était sûr. Même ceux à l'intérieur de la librairie qui jetaient un oeil à travers la vitre, semblaient avaler leur salive pour faire mine de se taire. Lucky finit par la jeter par terre, la faisant manger le sable d'un coup de pied. «Dégage. Et que je te revois plus. Sale chienne. »

Apothéose. Encore un calice désobéissant. Encore une petite idiote qu'il avait mal choisi. Encore un calice qui trahit son maitre. Tous des chiens sur cette terre. Injuste parcimonie. La soif l'étouffait toujours, le rendait incontrôlable, la soif et l'envie le prenait à la gorge, transperçait son coeur putréfiant. Il lui fallait un donneur. Il lui fallait un nouveau calice. Mais toutes ses proies, aussi magnifiques et purifiantes étaient-elles le fuyaient toujours. Il demeurait seul, contracté par le désir décomposé de combler sa solitude. Il marchait dans les rayons, les gens le dévisageait. Monstre ? Oh oui. Un monstre que tous le monde déteste. Qui se déteste. Il fit tomber quelques livres comme ça, d'un revers de main. Pour s'amuser. Pff, ce que c'était ennuyeux. On devrait brûler ses livres, pour éviter de leur apprendre la connaissance, à ces porcs. Il baissa la tête vers ses pieds, puis son regard fut vite attiré par des cheveux roses bonbon. Comme choqué par ce qu'il venait de voir, il releva immédiatement le menton, la dévisageant avec une attention malsaine. Un air presque pervers et envieux. Une magnifique curiosité s'emparait de lui. A la seconde ou il jeta ses griffes sur elle, il avait senti à nouveau comme un battement à la poitrine. Et elle sentait bon. Un délicieux repas. Mais Lucky était joueur, et terriblement qu'il l'était ! Presque trop malin, il savait savourer, apprécier. Il l'avait trouvé, sa nouvelle proie. Il s'approcha d'elle, ils faisaient presque la même taille. Elle devait le dépasser d'un centimètre qu'importe. Ses yeux froids la dévisagèrent. Il lui arracha le livre des mains et le feuilleta. « Intéressant ta lecture pour gamin. C'est mignon miss Barbapapa. Mais alors tu serais le chaperon ? Et moi le loup? » il se permit d'approcher sa tête de son cou pour venir caresser le creux de sa nuque avec le bout de son nez en soufflant doucement. « tu sens bon. Meilleur que les autres. » Ce n'était rien de plus qu'une poupée de porcelaine qu'il s'amuserait à fissurer lentement. Petit à petit.
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Averroès Berjaede
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MessageSujet: Re: I'm reading, so I'm dreaming. [Terminé]   Dim 23 Déc - 22:10

Little Red Riding Hood cross the Big Bad Wolf's woods.


Quelqu’un s’approche de moi d’un pas assuré mais je ne relève pas les yeux du livre. J’ai comme l’impression que je suis mal tombée, que ce n’est pas une personne bien intentionnée qui vient vers moi. Je sens comme une menace qui arrive, un danger. Je me dis que je devrais peut-être faire attention pour décider de fuir. Ça doit être quelqu’un d’Ifreann. Pire, c’est peut-être même un vampire. Je ne sais toujours pas si je dois être fascinée ou terrorisée par ces créatures. Entre ces deux émotions mon cœur balance.

En tout cas, je plonge presque mon nez dans la reliure du bouquin. L’odeur du papier envahit mes narines, ainsi qu’un parfum typique d’encre, de renfermé et de poussière. Ça sent le vieux livre qui n’a pas été ouvert depuis des années. J’aime bien.
Je me sais dévisagée, je sens très bien ce regard insistant posé sur moi qui me détaille des pieds à la tête pour s’arrêter sur mon faciès afin de l’examiner. Je suis un peu crispée.

La personne finit par avancer pour se poster devant moi et me prendre le livre des mains. Enfin, me l’arracher serait plus juste. Comme un enfant à qui on enlèverait une peluche, je suis l’ouvrage des mains et esquisse un geste pour le rattraper, mais j’échoue. Je regarde ce que j’ai finalement en face de moi. Un mec, un peu plus petit que moi, plus jeune – même si on nous donnerait le même âge, moi je sais que je fais moins âgée – avec des cheveux bruns sombres mal coiffés, un effet de style peut-être et des yeux rouges. Ce sont ces yeux qui me frappent les premiers. Son regard est puissant, déstabilisant, enflammé et glacial à la fois. Je me heurte à ces prunelles et une certitude me vient à l’esprit : c’est bien un vampire que j’ai en face de moi.

« Intéressant ta lecture pour gamin. C’est mignon miss Barbapapa. Mais alors tu serais le chaperon ? Et moi le loup ?»

Je me raidis. Il a de très mauvaises intentions. J’en suis certaine. Sa façon de me regarder me fait déglutir. Il a une beauté froide. Et avant que je ne puisse répliquer quoi que ce soit, il fait encore un pas en avant, la tête baissée, enfouie dans le creux de mon cou. La pointe de son nez glisse lentement contre ma peau. Son souffle délicat et chaud s’imprime dans mon épiderme et je refoule des frissons. Je ne bouge pas, comme figée dans le marbre. C’est la grosse incompréhension. J’hésite entre éprouver du désir et du dégoût. Je n’ai aucune idée de ce que je dois faire. Le repousser ou me laisser faire ?

«Tu sens bon. Meilleur que les autres.»

Je suppose que c’est un compliment venant de lui. Je réfléchis à toute vitesse pour me sortir de ce pétrin, même si je sais que je risque fort d’y laisser des parcelles de peau. Quand un vampire vous a dans sa ligne de mire, inutile de résister avec la force. Je ne suis pas assez rusée pour lui échapper. Ce que je veux, c'est gagner du temps et attendre qu’un miracle se produise. S’il n’arrive pas… Et bien, je me ferai mordre et je serai dans la merde. Ca m'est arrivée une fois, mais un garçon Dawel a réussi à faire partir le vampire et il s’en était fallut de peu. De ce fait, personne encore n’a goûté à mon sang. Cependant, il m’avait lui aussi dit, que j’avais une bonne odeur. Je dois les attirer à la fin. Et malheureusement, je m’en serais vraiment bien passer.

« Euh… Merci. On me l’a déjà dit. »

J’ai dit ça sur un ton railleur, histoire de, pourquoi pas, faire comprendre que j’étais déjà le calice de quelqu’un d’autre. Même si ça avait très peu de chance de fonctionner. J’ai avancé ma main pour le reculer un peu et du même geste, reprendre mon livre qu’il serrait contre lui, tout en parlant.

« Le petit chaperon rouge est blond. Je n’ai pas les cheveux adéquats. »

Je couronne cette phrase par un petit sourire en coin, tentant d’être sure de moi. Sans pour autant le prendre de haut, je ne suis pas folle. Je sais aussi très bien que les vampires aiment qu’on leur résiste, qu’on ne soit pas littéralement morts de peur devant eux. Ce n’est pas franchement leur truc d’être considérés comme des monstres après tout. Les calices en revanche, qui offrent leur sang, se doivent d’être obéissants et présents envers leur maître. Mais je n’en suis pas un. Du moins pas encore.

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Lucky Blaze
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MessageSujet: Re: I'm reading, so I'm dreaming. [Terminé]   Jeu 27 Déc - 14:54


« Oh. Do you wanna play ? ~ »


C'était si soudain. Ce regard de braise. Ce regard défiant. Déviant. Lucky hocha la tête. Son compliment n'avait pas eu l'effet obtenu. Cela avait provoqué en elle le désir de résister. Stupid girl. Et cela le titillait de poursuivre, de pousser sa curiosité encore plus loin. Ce n'était peut-être pas sage, mais c'était du Lucky. Toujours pousser les gens à bout. Dans la démence, la folie. Les torturer jusqu'à ce qu'ils craquent. Vouloir connaître jusqu'ou ils peuvent aller. Be brave. Ses victimes ne comprenaient pas que la fierté ne sert plus à rien, quand on est mort. Et que l'humilité est détruite en mille morceaux au moment même ou il vous touchera. Oui. Les gens étaient bien idiots, entêtés. Ou tout simplement vivant ? Quand cette pensée le traversa, Lucky grimaça. Ses yeux écarlate furent transpercés de haine, de rage. Il posa sa main sur sa poitrine pour ne sentir que le silence d'un coeur mort, glacé et encerclé par les ronces de la miséricorde. Il était contre-nature, un tas d'immondice en putréfaction. Pourquoi gardait-il sa beauté ? Pourquoi gardait-il ce même sourire ?

Elle sentait si bon. Une fragrance déléctable et sensuelle. C'était si frustrant de ne pas pouvoir gouter ce flot carmin coulant à flot dans son corps sulfureux... tellement. Or la demoiselle semblait jouer sur un terrain dangereux. Lucky détestait les mensonges. Il avait toujours eu le culot de dire la vérité... Qu'il ne supportait pas que quelqu'un tente de l'embobiner. Surtout que le flair d'un vampire est sans pareil. Son ton railleur laissait penser qu'elle appartenait déjà à un de ses confrères. Or... elle ne possédait pas la marque du calice. Ni son odeur. Elle humait la liberté à plein nez. L'odeur d'une jeune humaine innocente et sans histoires. Lucky se pencha sur le livre qu'elle venait de reprendre d'un geste discret. Avec une célérité étonnante, il se retrouva derrière elle et murmura froidement. « Oh. J'arrive trop tard à ce que tu me dis ? Je déteste les menteuses... ça serait bête de te punir pour ça... Non? » Oui, je sais, ça peut paraître étrange et arrogant un garçon de son âge, de sortir un truc pareil. Lucky était un délicieux paradoxe. Une âme d'adulte prisonnière d'un corps d'adolescent. Pas que sa forme actuelle le dérangeait, il était bien bâti, malgré sa petitesse. Et sa force était sans égale...

Une nouvelle provocation. A croire que c'en devenait une addiction de l'emmerder ou quoi ? Il grinça des dents et lui jeta un regard noir, demeurant un minimum glacial. Elle n'allait pas résister longtemps. Il s'approcha derechef et la plaqua contre l'étagère, enfonçant ses doigts contre sa nuque. Ce geste était maîtrisé par une telle force qu'il devait la soulever du sol, avec une main seulement. Un sourire narquois au visage, il rétorqua à la belle. « T'as raison, je préfère les blondes en fait. » Il donna un coup de pied dans la pile de livres qui jonchait le parquet de la librairie pour se coller à elle complètement. S’agrippant paisiblement à l'étagère, il passa sa main libre sous son chemisier pour parcourir sa peau laiteuse avec délice. « Allez. Chiales. » C'était direct. C'était méchant. C'était digne du marquis de Sade! C'était Lucky quoi. Il enleva sa main de sa poitrine et l'autre de sa nuque pour s’emparer de ses poignets, l'immobilisant totalement, à sa merci. Il priait intérieurement pour qu'elle ne possède pas un pouvoir à la con super puissant ou un truc du genre qui pourrait le repousser. Quelques secondes passèrent. Rien ? Tant mieux, la voie était libre. Il se mit à ricaner comme un demeuré. Car les personnes dans la librairie, aussi lâches étaient-ils tous... n'aillaient surement pas l'aider.

La gueule d'ange de Lucky ne laissait rien paraître. Mais oui, c'était un connard. Complètement frappé. Il colla sa tête dans sa nuque, encore une fois. C'était un endroit si doux, comme un petit nid tout mignon... Il en était totalement addict. Comme un chaton enragé dans son panier avec sa pelote de laine. Apaisé. Il passa sa langue sans retenu sur sa peau nacré, et ses crocs carnassiers s'allongèrent dangereusement. De la pointe de ses canines, il ne fit que les enfoncer doucement, sans percer la surface. Ce n'était qu'une menace, un chantage vicieux. Et c'est alors qu'il proposa son affreux marché. « Supplies moi d'arrêter... Implores moi de ne pas le faire et je te laisserai tranquille. » Il ne faut pas attirer Lucky. Il ne faut pas le provoquer. Il ne faut pas jouer avec... le diable.

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Averroès Berjaede
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MessageSujet: Re: I'm reading, so I'm dreaming. [Terminé]   Jeu 3 Jan - 21:50


Where Are My Angel's White Wings ?


Merde, repérée. Bon, j'ai la confirmation que c'était une très mauvaise idée. Je n'ai pas le temps de chercher à fuir, il se place derrière moi avec une rapidité extraordinaire. Il est froid, sensuel et sa voix a quelque chose de suave. C'est terrifiant.

« Oh. J'arrive trop tard à ce que tu me dis ? Je déteste les menteuses... ça serait bête de te punir pour ça... Non ? »

D'un geste sec que je ne vois pas arriver, il me plaque contre l'étagère. Je commence vraiment à avoir peur. J'ai une boule d'angoisse en travers de la gorge et elle m'empêche de déglutir, de respirer bientôt. Je me sens mal, coincée, piégée. J'ai très envie de fuir. Ses doigts se pressent dans la chair de ma nuque et il me soulèvent du sol. Je sais très bien que se débattre est inutile, aussi je n'ai pas essayé de l'empoigner, ou de faire quelque autre stupidité qui n'aurait servi à rien. Il a un sourire cruel.

« T'as raison, je préfère les blondes en fait. »

J'ai peur. J'ai terriblement peur. Il donne un coup de pied dans un petit tas de livres au sol qui le gêne. Il vient se coller contre moi. Sa première main se dirige derrière moi pour s'appuyer à l'étagère et m'empêcher de bouger si j'en avais la mauvaise idée. L'autre glisse plus bas et s'aventure sous mon chemisier. Ce geste surprenant m'arrache un frisson et je n'ai qu'une envie sur le coup: qu'il arrête ça immédiatement. Seulement, je suis dans l'impossibilité de me défendre.

« Allez. Chiales. »

Il croit au Père-Noël là ! Je mords la lèvre pour ne rien dire. J'ai horreur de la romance. J'ai horreur du contact. Pas besoin de vous expliquer pourquoi personne jusqu'à maintenant n'était venu visiter sous mon t-shirt. Ça n'a rien de romantique, mais il me touche. Bizarrement, cette sauvagerie ne me déplaît pas, et je trouve ça étrange de ressentir de telles émotions. Il faut que je bouge de là. Ça tournait au malsain, au dangereux. Je ne me reconnais pas. Je me perds.

Il attrape mes poignets maintenant, il m'immobilise totalement. J'ai peur. Il me fixe. Je regarde les gens dans la bibliothèque que j'aperçois mais eux-mêmes terrifiés, ils restent à l'écart. Je suis seule face à lui, piégée. Il ricane en se penchant vers moi. Il enfouit sa tête dans mon cou. Mon coeur accélère, je jette des regards paniqués autour de moi. C'est trop tard, c'est tombé sur moi. Maintenant je ne peux plus reculer, c'est terminé, je ne peux pas lui résister. Je l'attendais.

Je sens sa langue caresser doucement, avec une lenteur horrible, ma jugulaire où le sang pulse rapidement. Je sens soudain, deux petites pointes aiguisées se poser avec légèreté, sans pression, contre ma peau. Il a la bouche grande ouverte sur ma gorge, prêt à me dévorer. Je sens son souffle tentateur et régulier. Je suis au bord du gouffre et j'ai envie de me jeter dans le vide. Il éveille des sens que je croyais inconnu chez moi. C'est la première fois que je ressens ça. Une bouffée de chaleur me prend, je cligne des paupières, envoûtée. Je me perds. Je suis perdue.

« Supplies moi d'arrêter... Implores moi de ne pas le faire et je te laisserai tranquille. »

Je pourrais lui hurler de reculer, me débattre à en avoir mal, faire tout pour lui échapper. Je ne comprends pas ce qu'il m'arrive à ce moment là. Je penche la tête sur le côté en dégageant mes cheveux d'un mouvement. Je lui offre mon cou. Allez, vas-y, sers-toi. Je tente de voir sa réaction mais c'est compliqué. Je viens de me rendre compte que je ne veux pas qu'il me laisse tranquille. J'ai justement envie de ça, d'avoir peur encore. Encore.

« Et si, au contraire, je te supplie de faire ce que tu as l'intention de faire.. Si je t'implores de continuer et de faire de moi ce que tu veux ? »

Je t'attendais, maintenant, je veux jouer.



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Lucky Blaze
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MessageSujet: Re: I'm reading, so I'm dreaming. [Terminé]   Ven 4 Jan - 11:36


« You're so crazy sweet heart~ »


C'était contre-nature. C'était juste imprévisible. Il ne s'y attendais pas. Pourquoi... pourquoi avait-elle changé tout ses plans? Pourquoi avait-elle coupé son élan? C'était juste totalement dingue. Elle était folle. A croire qu'elle aimait souffrir, à croire qu'elle aimait avoir peur. C'est ce qu'il ressentit lorsqu'elle s'accrocha à lui, offrant sa nuque comme on offre son intimité. Il plissa les yeux. Elle voulait jouer, ils allaient jouer. Il avait l'éternité devant lui. Et elle serait son passe temps d'une vie, d'une fois. A moins qu'elle n'en veuille toujours plus.

Son sourire devint plus grand. Un repas gratuit voyez vous... une demoiselle intéressante et servile. Sensuelle et fébrile. C'était tout ce qu'il demandait voyez vous... il n'était pas bien difficile. Quoique un peu déçu de ne pouvoir se moquer mais pleinement satisfait de ce retournement de situation. Lucky a toujours été joueur, et cette proposition plus qu'alléchante n'avait servi qu'à éveiller malicieusement sa curiosité. Elle était en son pouvoir, peut-être jouait elle la solution de facilité. Dans tous les cas, elle allait danser sous ses crocs baladeurs, elle allait se cambrer de douleur, elle allait hurler à s'en déchirer le coeur. Que ce soit pour lui, pour elle. Pour eux.

C'est vrai qu'elle sentait bon cette chipie, c'est vrai qu'elle était belle cette harpie. Elle lui avait tapé dans l'oeil, à ce bourreau des âmes. Il ne pouvait s'empêcher de les charcuter comme des simples morceaux de viande. Il n'avait plus le remord, ni le regret. Il était mort, en effet. Il approcha ses lèvres fines à son oreille, la mordillant par la suite, murmurant un sensuel. « Tu veux jouer mon coeur ? Que tu es imprudente … et naïve. Tu crois peut-être que je m'arrêterai avant de vider ton sang. Tu te trompes. » il plongea violemment ses crocs dans sa nuque, croquant sa peau acidulé, plaquant sa main sur sa bouge pour qu'elle évite de hurler. Il n'aimait pas le bruit. Ça lui donnait la nausée.

Il buvait avec gourmandise, délectation, parcimonie, envie. Il ne se retenait pas. Pourquoi le devait-il d'ailleurs? Le sang de la jeune fille coulait dans sa gorge. Sa vie le réanimait, peu à peu, tandis qu'il goûtait aux joies du sang pur, de l'hémoglobine humaine. C'était si bon, totalement différent du sang d'animal. Pourquoi était-ce si addictif? Il se colla à elle, se servant encore et encore, pour sentir le corps de la douce se tordre de douleur, contracter du bonheur. Oui, elle aimait souffrir non? Il finit par s'arrêter, avant qu'elle ne meurt, il lui avait laissé un peu d'énergie, à votre bon coeur. Lucky ne comprenait pas pourquoi donc il l'avait laissé en vie, cette sotte... peut-être pour faire perdurer la magie. Qui sait?

Il grogna légèrement, se léchant les babines dans un râlement de plaisir. Le vampire passa sa langue sur la morsure, pour qu'elle cicatrise, déposant au passage quelques baisers. Il soupira et la lâcha, la laissant tomber lourdement au sol, se perchant en face d'elle. « Alors? Tu as eu ce que tu voulais? » Il eut un petit sourire en coin. Ça ne lui ressemblait pas du tout d'agir ainsi. Putain, ce que ça le faisait chier cette histoire. Or... cela faisait maintenant un moment qu'il n'avait pas eu de calice volontaire. Car oui, cette idiote, en offrant son sang s'était lié sans le savoir à lui. Il était maintenant son vampire. Elle était maintenant son jouet, une simple réserve de sang. « Pauvre idiote. Sais-tu seulement ce que tu viens de faire? Ou alors c'était volontaire? La brebis s'est jeté volontairement dans la gueule de loup. Idiote. » Il était toujours aussi amoureux des métaphores, des contes de fées. Car il en était le maître de la discorde. « Tu es à moi. Et ce... jusqu'à ce que je décide du contraire. »

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Averroès Berjaede
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MessageSujet: Re: I'm reading, so I'm dreaming. [Terminé]   Ven 4 Jan - 21:46

I Was Waiting For You And Now I Can Be Yours


Depuis que je connais l'existence des vampires, je les ai toujours admirés. Je les ai crains aussi, parce que tout le monde en avait une peur bleue. Mais je ne les ai jamais considérés comme des monstres. Je fais partie des humains à dons qui se maudissent en ayant l'impression de ne servir strictement à rien. Une mémoire sur-développée ? Ça sert à quoi à part à vous pourrir la vie en permanence ? On se souvient de tout, des moindres détails, de chaque mots dits, des sensations ressenties, des émotions cachées, de tout. C'est plus une malédiction qu'un don. Depuis, je regarde les vampires avec admiration car eux sont forts. Et j'observe leur calice avec jalousie. Avec une haine envieuse, l'envie de moi aussi servir l'intérêt des plus puissants et les aider à rester des prédateurs. Moi aussi, je voulais m'offrir. Moi aussi, je voulais appartenir à quelqu'un. Moi aussi, je voulais me sentir un peu plus forte. Alors, je l'attendais, le vampire qui viendrait pour me choisir. Je l'attendais. J'en ai repoussé parce qu'ils n'étaient pas assez cruels. Je l'attendais. Aujourd'hui, il est là, devant moi, c'est lui. Oui je vous mens depuis le début, je cachais mon jeu, je refoulais cette tentation du diable. Maintenant je me lâche.

Ma petite provocation fait son effet. Il ne s'y attendait pas. Je sens qu'il se rapproche de mon oreille pour y chuchoter des choses qui me font tourner la tête. Il me mordille. J'ai terriblement chaud, je tremble, j'ai comme des nuages de papillons dans le bas du ventre et ma tête est dans le brouillard. Je ressens quelque chose de violent qui se mélange avec le reste. Il y a du désir, de l'excitation, de l'impatience, de la joie, presque de la gloire. Mais il y a toujours cette peur dont je n'arrive pas à me défaire. Elle m'enserre les poignets, je ne peux pas m'en débarrasser, elle est trop coriace. Bizarrement, cette angoisse m'anime, je la laisse faire son nid et me dévorer car c'est elle qui est à l'origine des autres émotions. Il me menace, ma peur grandit, le reste avec.

Il plonge, il me croque à pleine dents. Il me mord. J'aimerais m'agripper à lui mais il me tient toujours. Sa main vient se plaquer sur ma bouche. J'ignore pourquoi. De ma poigne à nouveau libre et unique, je m'accroche dans le tissu de son haut. Je sens qu'il avale, que quelque chose de liquide me quitte petit à petit. Il est train de boire mon sang. A cette idée, mon corps s'affole et se crispe tout seul. Pourtant je n'en ai pas envie. Il se colle à moi pour mieux me maîtriser. Je sens qu'il se régale. J'avais mal. Mais cette douleur dévastatrice faisait place au plaisir et ce dernier m'envahissait. Mes gémissements étaient étouffés par sa main sur mes lèvres. Mon souffle était rapide, saccadé, ainsi que mon rythme cardiaque.

Il s'écarte, les lèvres gorgées de sang, les yeux écarlates lumineux. Il pousse quelques grognements de plaisir, satisfait. Il se penche sur mon cou et passe sa langue sur ma morsure afin qu'elle se referme. Je sens qu'il dépose quelques baisers, avant de soupirer et de me lâcher. Mes jambes se dérobent sous mon poids et je m'abats par terre, le dos contre l'étagère. Ma vue est trouble, je ne distingue pas bien ce que j'ai sous les yeux. Je tourne légèrement la tête, je cherche des repères en tâtant le sol. Il m'a sucé pas mal de sang, je suis en anémie, mais vivante. Ça y est, je suis son calice.

« Alors ? Tu as eu ce que tu voulais ? »

Oh que oui ! Il sourit, un sourire en coin étrange. Mon visage s'éclaire sombrement également. Je suis à lui. Je lui appartiens. Il est mon vampire, il peut m'ordonner de m'offrir à lui quand il le veut. Je sers à quelque chose, je lui donne mon sang, je lui permets de se sentir bien. Je ne suis plus inutile. Je suis avec quelqu'un de puissant, de fort, maintenant je suis au service de ceux qu'on surnomme les monstres buveurs de sang.

« Pauvre idiote. Sais-tu seulement ce que tu viens de faire ? Ou alors c'était volontaire ? La brebis s'est jeté volontairement dans la gueule de loup. Idiote. Tu es à moi. Et ce... jusqu'à ce que je décide du contraire. »

Je lève les yeux sur lui et je me redresse avec difficultés. Une fois debout, je tente de le rester. Je vacille, j'ai la tête qui tourne et des étoiles plein les yeux. Je suis perdue et consciente à la fois, comme si deux personnalités en moi s'affrontaient. L'une veut continuer, joyeuse, l'autre veut fuir et effacer les dernières minutes. Je sais ce que je viens de faire, cependant. Je l'attendais. Je l'ai trouvé. C'était volontaire. Je me suis littéralement jetée dans la gueule du loup. Je suis à lui.

« Hum.. Maintenant je ne serai plus une menteuse pour les autres vampires.. »

Ma voix est faible, mais audible. Des élèves ont les yeux braqués sur nous, terrifiés par la scène, il regarde mon vampire comme s'il était un monstre et ça me dégoûte. Je me rapproche comme je peux, tombant presque dans ses bras. Je pose une main tremblante sur son torse et le regarde droit dans les yeux. Il a un regard de braise fascinant, et une flamme y danse. Il a encore un peu de sang sur les lèvres.

« Oui. Je me suis jetée dans ta gueule. Je suis à toi et tu décides de tout. »

Un noir progressif se fond devant moi et je pars un peu en arrière. Je suis piégée ? Je suis perdue ? Je ne sais pas, je ne sais plus. Je ne suis même pas sure d'avoir su à un moment quelconque. Je ne tiens pas sur mes jambes, il m'a pris beaucoup de sang et c'était la première fois que ça m'arrivait. Je m'accroche à lui, j'essaye de faire face à l'engourdissement. Je me rapproche de son oreille, je respire son odeur d'une grande inspiration avant de lâcher:

« Fait de moi ce que tu veux. Mais.. S'il te plait.. Pourrais-tu m'emmener ailleurs ? Je déteste que les autres te regardent comme ça. »

Si je pouvais faire quelque chose d'utile, je les aurais tous fait sortir, je les aurais blessés, paralysés... Tués ? En tout cas, je veux m'éloigner d'eux, je veux que l'on ne soit qu'à deux. Maintenant je veux être avec lui. Je t'attendais.

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Lucky Blaze
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MessageSujet: Re: I'm reading, so I'm dreaming. [Terminé]   Dim 13 Jan - 20:47


« You make me feel like, i've been locked out of heaven. For too long. »


Tu es calme. Très calme, serein et imperturbable. Tu la dévisages, cette fille aux cheveux étrange, cette fille à l'allure qui te donnerai presque des frissons. Tu as envie de la mordre, encore et encore. De percer sa peau laiteuse de tes crocs affamés, de la voir à genoux, d'en avoir plus, te supplier. Alors tu restes de marbre, la fixant comme si tu te retenais de la dévorer. C'est un supplice, tu serres les poings, tu la regardes, sans sourire. Sans sourciller. C'est presque le début de la fin, la conjoncture se retourne à la baisse. Tout se dégrade, tout se décadre. C'est l'impertinence de l'impudence, la jolie danse de la décadence. Tu attends, guettant ses mouvements. Tu trouves que la symphonie sonne faux. Tu ne sais plus que penser, prédateur rassasié, coeur brisé. Mais j'oubliais Lucky … tu n'as pas de coeur.

Lucky passe une main dans ses cheveux d'ébène. Ses yeux brillant d'un rouge rubis semblent s'estomper doucement, pour que leur couleur redeviennent un doux carmin. Il regarde la jeune fille en silence, qui se relève avec hardiesse. On aurait un ange déchu qui regarde les nuages avec haine, s'adorant des nouveaux ténèbres l'enveloppant. Il la dévisage, aussi froid que la roche, aussi glacial qu'un vent d'hiver. Lucky la toise, elle est à lui. Elle ne semble pas en pleurer. Que se passe t-il ? L'athmosphère change. La demoiselle vascille, et finit par avouer son véritable jeu. C'était donc bien volontaire. Malgré son étonnement, Lucky affiche un grand sourire. Elle semble amusante.

Le vampire la rattrapa, sans un mot. C'était délicat et bourrin. Un paradoxe malsain. Qu'il se targuait de bien unifier... Lucky sentit ses doigts se poser sur son torse tandis qu'elle plongeait ses prunelles améthistes dans son regard. C'en était presque attendrissant. Pas pour lui. Le jeune homme demeurait maître de ses émotions. Du moins la plupart du temps … C'est justement la suite de ses paroles qui faillirent presque le faire tomber. « Je suis à toi. Tu décides de tout. » D'habitude Lucky n'attendait pas qu'on lui permette les choses, il ne demandait pas. Il prenait. Et cette fille s'offrait littéralement, volontairement, inexorablement à lui. Comme une poupée sans chiffon. Comme une marionnette sans fils.

Le sourire du vampire s'agrandissait. Il reprenait peu à peu conscience de ce qu'elle venait de lui dire. Il passa sa langue sur ses propres lèvres pour en récolter le sang qui ruisselait encore sur son menton. Il savourait encore un peu ces quelques gouttes d'extase qui avaient le don de le faire frémir. Lucky saisit violemment le menton de la jeune femme avec un grand sourire carnassier. « Ce que tu es stupide. T'aimes souffrir ou quoi ? Même si tu es volontaire, je te ferais pas de cadeau. » C'était clair et concis. Pas besoin d'en ajouter plus pour lui faire comprendre qu'elle était dans un piège dont elle ne sortirait que quand il l'aura décidé.

Puis son calice – car désormais on pouvait la surnommer ainsi – s'approcha de son oreille pour humer son parfum. Lucky sentait le brûlé, une odeur particulière pour une personne mais étant mort dans un incendie, il en était ainsi. Le jeune homme la toisa, le fait qu'elle respire son odeur comme ça était du grade de vampire et non de simple réserve de sang. Elle murmura alors des choses qui le surprirent encore une fois. Elle n'aimait pas qu'on le regarde ainsi ? Qu'est-ce que cela pouvait bien lui faire ? Il la repoussa d'un coup de pied dans le ventre pour qu'elle s'écroule au sol et jeta un regard aux autres qui le dévisageait. « Merci mais je veux pas de ta pitié. » il cracha par terre, dans leur direction et partit vers la sortie de la bibliothèque, les mains dans les poches.  « Bon tu te grouilles oui ou non? Dépêche toi de te ramener. »

Il était maintenant devant la bibliothèque. Ce petit repas lui avait redonné des forces en tous les cas. Contrairement à la cruche d'avant, celle-ci avait du goût. Et du bon ! Une fois qu'elle se trouva à côté de lui, il passa son bras derrière sa nuque, pour la ramener, un sourire cruel aux lèvres. « Bon. Maintenant que t'es ma propriété, tu t'appelles comment ? » Non pas qu'il s'y intéressait vraiment en fait mais bon. Sa force était telle qu'il devait surement lui faire mal mais il ne pouvait pas vraiment s'en rendre compte. Et encore une fois, il s'en fichait. D'une main il chopa son visage pour ramener les lèvres pulpeuses de la jeune femme aux siennes, l'embrassant de force. Une fois le baiser rompu, ses yeux brillaient d'un rouge rubis. « Moi c'est Lucky. Et désormais, tu devras obéir à tous mes ordres. » Toujours sûre de toi, gamine ?

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Averroès Berjaede
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MessageSujet: Re: I'm reading, so I'm dreaming. [Terminé]   Ven 1 Fév - 21:58

You Are So Violent


Il est violent, il me traite déjà comme son objet. Je ne sais pas si je dois en frémir d'effroi, je crois que oui. Je ne sais plus comment me comporter, je me sens si faible à côté de lui. D'un coup il me frappe comme il pourrait me mordre. Il m'envoie un coup de pied qui me propulse contre les étagères, cette dernière vacille dangereusement. Je suis par terre, dans les livres, Le Petit Chaperon Rouge ouvert sur les genoux à la page où le loup mange la fillette. Il me faut un temps de réaction, je ne suis pas encore remise de la morsure. Il est énervé, je crois.

« Merci mais je veux pas de ta pitié. »

Il regarde les autres d'un air mauvais avant de cracher au sol et de repartir fièrement, les mains dans les poches. J'ai essayé de me relever, mais j'avais comme des décharges électriques puissantes qui me traversaient le corps. La tête me tourne. Je ne suis vraiment pas bien.

« Bon tu te grouilles oui ou non? Dépêche toi de te ramener. »

Il sort de la bibliothèque. Les autres me regardent. Tous. Comme si j'étais moi aussi un monstre, comme si j'étais dangereuse, comme si m'atteindre aurait été se mettre en danger vis à vis du vampire auquel j’appartenais. Certains, avait de la compassion dans les yeux, et me prenait comme une victime. Je traverse la pièce et les rayonnages dans le silence le plus complet, pas un ne bouge, pas un ne semble respirer, ils me fixent tous comme si j'étais un danger imminent. Comme si j'allais leur sauter dessus moi aussi. Je sors de la librairie. Je ferme la porte et arrive aux côtés du vampire. Je tremble, et je crois que c'est de peur.

« Bon. Maintenant que t'es ma propriété, tu t'appelles comment ? »

A peine j'ouvre la bouche pour lui répondre, il me saisit le menton et m'amène à ses lèvres. Le contact du baiser me consuma en une seconde. Je suis tellement surprise que j'en oublie de fermer les yeux. Je ne fais rien, les mâchoires entrouvertes, ne résistant pas à cette douce torture. Il rompt le baiser et c'est comme si je retombais à la réalité. Il vient de me voler mon premier baiser. Je reprends conscience peu à peu. Mes instincts reprennent le dessus et je me dis qu'il vaudrait peut-être mieux que je fuie. Ses prunelles rouges arborent leur petite flamme dansante.

« Moi c'est Lucky. Et désormais, tu devras obéir à tous mes ordres. »

Je baisse les yeux d'un air timide, en rougissant presque. Il me fait un drôle d'effet. Je recule légèrement, préférant garder une distance respectable, me sentant trop faible pour recommencer à me faire mordre. J'aurais perdu connaissance. Je regarde mes pieds. Dans un murmure:

« Je suis Averroès.. »

Je n'ai aucune idée de ce que je dois faire, de comment je dois me comporter. Je tremble toujours légèrement. Envoûtée et terrifiée, tout se confond en moi. Lucky. Je suis à toi, Lucky. Je regarde le sol, sans bouger, prête à obéir. Prête à m'offrir à nouveau... Ou à résister. A m'enfuir, à tenter le tout pour le tout par excès de conscience, parce que mon corps sait lui, que je me lance dans quelque chose de mauvais.

Ce jour là, mon rêve est devenu réalité. Je suis un calice. Son calice. Je t'attendais, je t'ai enfin trouvé.

RP TERMINE

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