« Ifreann. Dawel. Quel clan choisirez vous ? Bienvenue au pensionnat Deane, là où les rêves ne sont qu'utopiques … ♪ »
 
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 ❝  Was this over before it ever began ? [Averroès] [NC-16]

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Lucky Blaze
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MessageSujet: ❝  Was this over before it ever began ? [Averroès] [NC-16]   Jeu 14 Fév - 14:57


❝  Was this over before it ever began ? 


Une simple mélodie de mots se perdant dans les gammes d'un air nouveau. Le vent siffle, il susurre la venue de ta mort. Et lentement, en ton esprit damné, s'emprisonne. Dans ta tête, pour la soirée, à jamais, il raisonnera. Comme un serpent perfide ondulant d'un désir accru, la flamme inextinguible de l'immortel soleil en ton esprit tordu s'abandonne. C'est la fin d'un rêve, d'un songe qui dura ne serait-ce qu'un instant. Cette opiniatreté que t'as de rabaisser les gens, des les réprimer, des les maltraiter. T'es juste le fils de l'immondice, l'issu d'un caprice.

12h11.Lucky relève la tête, un sourire mauvais au visage. Un message qu'il vient de recevoir sur son portable le fait sourire. Son calice lui annonce qu'elle va prendre une douche. Non pas qu'il ne soit victime de pensées perverses mais la curiosité et la malice le prenaient à la gorge. Il regarda d'un simple coup d'oeil ou il se trouvait, pour calculer de tête le temps qu'il prendrait pour la rejoindre dans les douches. Il se trouvait dans le village, entre les boutiques, déambulant nerveusement à travers les ruelles débordantes d'élèves. Il les toisait tous, tandis qu'on le regardait en baissant les yeux. Sauf les autres vampires lui adressaient un faible sourire auquels il ne prenait jamais la peine de répondre. Un vent frisquet venait de se lever, indicible destin d'une froide journée d'hiver.

12h12. Il range le portable dans sa poche et regarde droit devant lui, un sourire malsain collé aux lèvres. Lucky ne savait même pas pour quelle raison il avait décidé de faire cela... c'était juste un jeu de plus, comme dans son habitude. Le jeune homme n'aimait pas l'ennui, ça le fatiguait juste. Et maintenant qu'il avait son nouveau jouet, pourquoi ne pas l'utiliser ? A quoi cela sert-il d'appeler un objet « Jouet » si c'est pour le ranger sur une étagère et l'observer sans même s'en servir ne serait-ce qu'une fois. Quand il avait vu cette poupée la première, il s'était tout de suite senti attirer par elle sans forcément en avoir déterminer la cause. Or, alors qu'il avait voulu trop s'approcher de son adorable corps de porcelaine, elle s'était volontairement et docilement offerte à lui. Et ça... même s'il s'en était montré satisfait, il ne l'avait pas supporté. Pourquoi donc n'avait-elle pas résister sous le joug de ses crocs carnassiers ? Il avait beau se poser la question, aucune réponse vraisemblable lui venait à l'esprit. De plus que sa réputation de vampire n'est pas très glorieuse et sa manière de traiter ses calices était devenu légendaire.

12h15. Deux minutes plus tard, il était sorti du village, toujours la mine songeuse. Il avait accéléré le pas. Tous le monde connait la célérité des suceurs de sang ! Le coeur encore arrêté il le sentait presque putride et en fête derrière la couche de chair qu'on appelait communément le torse. Une main sur celui-ci, il voulait bien s'assurer qu'aucun battement ne s'en échappait. Des fois, Lucky se réveillait avec cette sensation d'être bien vivant, or, c'était évident qu'on est mort une fois, et ce, pour l'éternité. Et c'était d'ailleurs ce qui l'attendait du haut de ses 28 ans, l'éternité. Et c'est là que Barbapapa intervient pour faire passer le temps. Si pure, si fraîche, si innocente. Un plaisir à briser, un plaisir à détruire, un plaisir qui nous tente.

12h20. Il avait ralenti le pas, le voilà maintenant arrivé, telle une ombre furtive devant la porte qui donne aux douches des Dawels. Un petit sourire en coin, il entra en haussant les épaules. C'était vide bien évidemment. Quelle idiote, quelle fille naïve pouvait bien prendre sa douche toute seule et le dire à son vampire ? Et bien sûr, sans fermer la porte. Il soupira, blasé de la situation. Encore une fois c'était trop facile. Bien trop facile. Aucune résistance, aucun frémissement d'excitation. L'adrénaline s'en va s'en vient, glissant et ondulant comme une vague perdue en mer. Fermant la porte derrière lui, il la verrouilla. Parce que oui, il y pensait. La demoiselle venait juste d'arriver vu qu'il ne vit qu'une jupe au sol. Elle devait encore porter son haut et une culotte. Il sentit une odeur qui lui picota la gorge, qui fit brûler ses veines. Une fragrance alléchante, délicieuse qui le titillait au plus profond de lui. Ses crocs s'allongèrent sans qu'il ne puisse les contrôler. Lucky s'approchait lentement de son calice qui semblait devant un miroir, à se regarder. Quand il fut assez prêt d'elle, il lui sourit dans le miroir. Un sourire qui faisait peur, ça ne venait pas vraiment de lui mais d'euphorique démence qui se réveillait peu à peu. Ses yeux la fixaient de leur magnifiques reflets écarlates. Il fit en sorte de se retrouver en une seconde derrière elle, sa tête enfoui dans son cou. Il était le misérable loup addict à la douce chair de la brebis. Qui était pitoyable maintenant ? « Bonjour Sweety. »

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Averroès Berjaede
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MessageSujet: Re: ❝  Was this over before it ever began ? [Averroès] [NC-16]   Dim 17 Fév - 14:23

Une image de synthèse, un petit grain de poussière infiniment fragile, insignifiant et inutile. Tu n'es rien Averroès. Le néant c'est toi, le vide c'est toi, l'inconnu c'est toi. Tu n'es rien. Qu'un corps articulé, doté de vie, mais qui erre sans cesse en se cognant aux obstacles qui l'entourent, sans savoir les franchir. Rien. Tu n'es rien.


Je suis dans mon lit depuis hier soir, je n'ai pas bougé. Je m'en fout, je suis bien dans mon lit, c'est confortable, chaud, apaisant. Mon portable a vibré plusieurs fois et j'ai répondu à Lucky, mon vampire. Au bout d'un moment, je me suis dit qu'il serait temps de me lever et d'aller me laver. Je lui ai dit que j'allais prendre une douche. Tout en sachant pertinemment qu'il avait faim. Je suis descendue de mon lit, je me suis habillée, parce que je ne voulais pas sortir en pyjama. J'ai pris une serviette, du savon, du shampoing, le matos salle de bain pour résumer, et je suis sortie. J'ai traversé les couloirs plutôt vides jusqu'à la porte des douches. Je suis entrée, sans faire attention à fermer derrière moi. Il n'y avait personne. Je me suis avancée, j'ai enlevé mes chaussures, puis ma jupe, la laissant sur le sol comme semant mon chemin derrière moi. Devant les miroirs, j'ai enlevé mon pull me retrouvant en débardeur vert pomme trop petit - mon pyjama que je n'avais fait que dissimuler en fait - et petite culotte noire (parce que j'adore cette couleur pour les sous vêtements). J'ai détaché mes cheveux, ébouriffés par la nuit. Je me suis observée dans le miroir...

Je l'entends. Il est là. Le chasseur a trouvé sa proie, il ne l'a pas traquée longtemps, elle se laisse tellement approcher. Je le sens s'approcher comme si j'étais reliée à lui et que je pouvais voir à travers ses yeux. Je sais sa présence avant même que lui ne m’aperçoive. Mon coeur fait des bonds dans ma poitrine, dans un rythme effréné. Il fait de la corde à sauter. Je le vois s'avancer dans le miroir, derrière moi. Il a ce sourire de carnassier, de félin, de monstre affamé et carnivore. Ses yeux rouges scintilleraient dans le noir, les flammes de l'enfer y dansent avec une frénésie diabolique. Je pose les yeux sur son reflet, sans bouger. En une seconde, il est derrière moi, rapide, vif et fort. Je lui envie tellement ces capacités physiques. Je me laisse piégée, il a sa tête dans mon cou et son souffle chaud caresse ma peau qui s'hérisse alors en de petits frissons désireux.

« Bonjour Sweety. »

Je suis son petit bonbon sucrée, sa gourmandise, son quatre heure, sa sucrerie privilégiée, préférée et interdite. Je suis son petit trésor dissimulé au fond de la poche, et il passe sa main sans arrêt sur la couture pour être sur de ne pas m'avoir perdue. Je suis sa seringue, sa bouteille d'alcool, son paquet de clopes. Il aime venir me voir pour me croquer, ça le rend fou de sentir mon sang couler dans sa gorge, il n'en peut déjà plus rien qu'à mon odeur qui lui effleure le nez. Ses crocs se sont déjà allongés, il a faim. Il veut sentir le goût de ma peau sous ses lèvres et celui du nectar que je lui offre sur sa langue. Il me veut pour lui tout seul. Je suis à lui, je lui appartiens. Il fait ce qu'il veut de moi, il me contrôle.

« T'as pas pu t'empêcher de venir... »

Je regarde le plafond, histoire qu'il est plus accès à mon cou, à ma peau qui se tend et fait mieux apparaître ma jugulaire où le sang pulse allègrement. J'esquisse un sourire, les doigts crispés sur le lavabo devant le miroir. Je penche la tête sur le côté, j'ai conscience de jouer avec son envie, son désir, sa faim. Doucement, avec lenteur, je lâche la porcelaine et baisse la tête. Je me retourne. Je pose mes mains sur ses hanches sentant les os de son bassin contre mes paumes. Je ne cherche pas à le repousser. Je lève les yeux vers lui, le regard scintillant. En fait, ça me fait plaisir de le voir.

« Lucky ? »

Je baisse les yeux en rougissant légèrement. Moi aussi j'ai envie de sentir ses crocs dans ma chaire et m'agripper à lui sous la douleur qui se transforme en plaisir. Le mal qui fait du bien. Je vais vers son cou, vers son oreille, je lui demande, d'une voix sensuelle, d'une voix envoûtante, d'une voix tentatrice, d'une voix timide, d'une voix qui n'est pas la mienne:

« Tu as faim ? »

Son odeur m'emplit les narines, j'en tremble. Le sentir contre moi me donne des ailes. Je suis prête à lui donner tous les litres de sang qu'il me demandera. Il est ma force, il est celui auquel j'appartiens, celui qui fait que les autres maintenant ont peur de moi, celui qui me donne une consistance, celui qui a réalisé mon rêve. Je me suis offerte à lui, et je recommencerai jusqu'à ce que je ne puisse plus le faire. Je t'attendais.


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Dernière édition par Averroès Berjaede le Mer 27 Fév - 21:26, édité 1 fois
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Lucky Blaze
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MessageSujet: Re: ❝  Was this over before it ever began ? [Averroès] [NC-16]   Mer 27 Fév - 12:38


❝ Do you know the difference between love and obsession ? 


Tu sais mon coeur. T'es rien à mes yeux. T'es un jouet, un putain de jouet. Et je m'amuse avec toi, comme une marionnette. T'es belle, poupée. Comme si t'étais faite de porcelaine. J'ai envie de planter mes griffes dans ta peau pour mieux te déchirer. C'est comme du papier. Tu connais la différence entre l'amour et l'obsession ? Et entre obsession et désir? Ce sont deux parfaits imparfaits, une conjecture, une conjoncture! J'ai envie de danser avec toi comme je danse avec les mots. Tu veux jouer avec moi mon coeur? Je peux jouer avec tes sentiments... Si tu crois que je t'aime t'as tout faux. T'es ma nourriture, mon eau. T'es ma nicotine, t'es mon oxigène. Quand je te prends, quand je t'allume, toi tu veux que j'avale.

Il était derrière elle, sa tête enfouie dans le creu de son cou. Il respirait son odeur, et elle montait en lui comme une drogue. Il avait faim, le ventre creux, les pupilles dilatées. Lucky n'était pas venu quémander à manger mais seulement se servir. C'était le rôle des prédateurs, le funeste destin des vampires. Silencieusement, il soufflait contre sa peau, sensuel, laissant sa langue parcourir chaque grain de son échine. Remontant à son oreille, il la mordilla, levant sa main droite pour lui tenir le visage. Ils étaient en face du miroir et à travers celui-ci, il lui fit un petit sourire en coin. Averroès lui fit remarquer l'essentiel. Il n'avait pas pu s'empêcher de venir... en effet, il n'avait pas pu s'interdire ce petit plaisir. Elle était son elixir. Qui lui permettait de survivre. « Quelle perspicacité ma chère... »

Soudain sa respiration se saccada et ses prunelles écarlate se dilatèrent pour se fixer avec instinct sur la jugulaire de l'humaine. Il pouvait entendre le coeur de son calice à travers les différentes pulsions d'hémoglobine qui circulaient. Ses crocs s'allongèrent sans qu'il le voulait forcément, enfin, si... il le voulait. Inexorablement. Indubitablement. Il se rapprochait progressivement et lentement pour alors percer sa peau laiteuse quand elle se retourna subitement, le coupant dans son élan. Fronçant les sourcils, il la toisa amèrement, détestant être interrompu avant de manger. Il sortit ses griffes et grogna en la regardant, on aurait dit une bête sauvage sur le point de la dévorer. La jeune fille posa ses mains sur ses hanches, se qui laissait penser qu'elle voulait se rapprocher de lui, il haussa un sourcil la laissant faire. Son regard s'adoucissait peu à peu jusqu'à qu'elle ose le titiller une fois de plus. Tu as faim? La phrase en trop. Bien sûr qu'il était affamé. Erreur princesse.

Lucky devenait violent. Lucky devenait hargneux. Il se saisit de la jeune fille et la plaqua violemment contre le lavabo, cambrant son dos en deux. Il lui tira les cheveux en arrière pour venir planter ses canines dans son cou et boire abondamment. Aspirant presque chaque gorgée d'un rythme frénétique et éstatique, il se collait totalement à elle, épousant chacune de ses formes. Une fois son repas achevée, il remonta aux lèvres de la jeune femme pour l'embrasser fougueusement, mordillant sa bouche, son menton et son nez. Il avait encore du sang sur le palet. « Oui, j'ai faim. » Il marqua une courte pause. « Ton sang est vraiment délicieux. Tu vas me transformer en drogué. » Disait-il c'la sous le coup de la plaisanterie? Il baissa ses yeux vers les jambes de sa proie et les fixa pendant un moment. Se collant encore un peu plus contre elle, il finit par s'écarter et lui tira les cheveux pour la tirer violemment. Il alla alors vers un bac de douche et l'y jeta avec force. « Déshabille toi. » Lucky la toisa et croisa les bras, en attendant qu'elle exécute son ordre.

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Averroès Berjaede
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MessageSujet: Re: ❝  Was this over before it ever began ? [Averroès] [NC-16]   Mer 27 Fév - 21:25

Je veux jouer. Je veux avoir mal, je veux que tu me fasses mal. Je veux que tu sois violent, exigeant, dominant. Je veux que tu me plaques contre les murs, je veux sentir tes mains sur mon corps, je veux que tu me pousses à la folie. Je veux avoir mal, je veux que tu me fasses mal. Je veux jouer.


Sa réaction est immédiate. Quand je le cherche, je le trouve. Il me plaque contre le lavabo, empoigne mes cheveux et tire dessus. Ma tête se penche en arrière, je me cambre et il me saute dessus. Ses crocs se plantent avec force dans ma peau. Je sens ses lèvres contre mon cou. Il me mords. Mon sang coule dans sa gorge. J'ai mal et pourtant je ne ressens que du plaisir à travers cette douleur incandescente. Je gémis en m'accrochant à lui. Je tremble. Je le sens contre moi, debout, collé sur mon corps à moitié nu. J'ai la tête qui tourne. Je me sens bien. Qu'il prenne autant de sang qu'il voudra, je lui donne, je lui offre. Il finit par se redresser, rejoint mes lèvres pour m'embrasser avec fougue. Le feu me monte aux joue et je l'entoure de mes bras, une main dans ses cheveux. Je lui rends son baiser, perdue dans le flot de désir qui m'agite. Je le sens mordiller ma bouche, mon nez, mon menton. Ses dents qui se plantent légèrement partout sont comme des aiguilles qui me piquent, délicieuse petite torture. Il avait le goût de mon sang dans la bouche, cette saveur ferreuse que je n'appréciais pas tant que ça et dont il se délectait. Il avait faim.

« Ton sang est vraiment délicieux. Tu vas me transformer en drogué. »

Je souris. Qu'est-ce que c'est bon d'entendre ça, c'est comme de la poésie. Je pourrais le supplier en hurlant de le répéter encore et encore. Je ne bouge pas et j'attends. Je sens qu'il m'observe, me regarde avec envie. Toujours cette envie, ce désir, cette obsession. Ce sentiment brûlant de dépendance. Moi aussi je m'abandonne. Je perds l'esprit, je ne vois que lui comme l'incarnation de la tentation cruelle. J'ai le souffle coupé, le coeur en excès de vitesse, je divague.

Il se colle à moi et m'attrape par les cheveux. Il me fait mal. Il me traîne jusqu'à une douche et me jette à l'intérieur. Je retiens des cris. Oh, Lucky, pourquoi tant de violence ?

« Déshabille toi. »

Il est sec et son ordre ne laisse aucune issue que l’exécution. J'ai un hoquet de surprise, ne m'attendant pas à tant de franchise. Il est direct sans passer par quatre chemins. Il me regarde, les bras croisés, il attend que j'obéisse. Je baisse les yeux, je n'ai qu'une culotte et un t-shirt à vrai dire. J'attrape le bas de mon haut et le fait passer par dessus ma tête. Je l'envoie plus loin, en dehors de la douche. Il y a du sang dessus. Pendant un instant, j'ai un accès de raison et j'ai envie de me rhabiller et de sortir en courant. De pousser des cris pour qu'on vienne m'aider. Mais l'état second reprend le dessus. Je suis en sous vêtements devant Lucky, à moitié pétrifiée.

Je sors de la douche, je m'approche de lui. Je baisse le regard quelques secondes, observant le sol, les carreaux de carrelage et mes pieds nus. Puis je redresse mon visage et le regarde droit dans les yeux. Je ne sais pas ce qu'on lit dans mes prunelles, mais il doit y avoir du respect, de l'admiration, de la gratitude. Tout ce dont personne ne s'attendait à y voir. J'ai un petit sourire en coin. Je rougis, timide. Je bafouille:

« Si t'incluais le reste dedans.. Je.. Je.. Euh.. Tu ne pourrais pas.. Tu ne pourrais pas le faire.. S'il te plait.. »

Ce n'est pas de la peur, c'est de la gêne. Je n'ai jamais fait ça. Je ne pensais pas en arriver là de si tôt. Qui allait s'introduire dans ma douche ? Personne. Mais lui il est venu, sans que je ne lui demande rien. Lui, il est là maintenant, devant moi. Je fais encore un pas hésitant et murmure doucement:

« Déshabille moi s'il te plait.. »

Lucky.. Je t'attendais.. Je suis à toi..

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Dernière édition par Averroès Berjaede le Ven 1 Mar - 13:03, édité 1 fois
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Lucky Blaze
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MessageSujet: Re: ❝  Was this over before it ever began ? [Averroès] [NC-16]   Ven 1 Mar - 10:42


❝ Look in my eyes.You're killing me, killing me. All I wanted was you... 


Alors tu fais moins la fière sale môme? Tu sais, je veux juste te briser. Alors arrête de résister et éclate en morceaux une bonne fois pour toute qu'j'puisse te balayer vite fait. Pourquoi tu souris? Pourquoi mon coeur semble battre à nouveau? Je ne sais plus ou j'en suis. En fait, je ne veux pas sourire. Je veux juste qu'on arrête de croire que tout va bien, je veux juste que de tout il ne finisse plus rien. Je veux croquer l'aurore à pleine dents, tout en t'embrassant. Je veux mes doigts dans tes cheveux, tes yeux dans mes yeux. Je veux mes crocs dans ta peau, mes os contre tes os, et qu'ainsi je puisse je puisse murmurer « C'est fini... »

Lucky se tenait droit devant elle, comme un piquet, sans sourciller. Il l'observait, cette magnifique poupée. Elle était à lui, rien qu'à lui, sans même qu'elle puisse en décider le contraire. Bras croisés, regard posé, sourire narquois forcé, il la fixait. Elle semblait trembler. Mais de peur ou d'envie? Il était curieux de le découvrir. Il voulait tester les limites de cette fille. Jusqu’où pouvait elle endurer l'humiliation permanente qu'il lui offrait? Il ne comprenait pas pourquoi l'autre jour elle lui avait offert volontairement son sang et ce, sans discuter. Cela l'avait profondément déshonoré et il était bien décidé à lui faire payer cette insolence de sa part. Après tout, c'était son calice et il pouvait exiger n'importe quoi d'elle... Cela l'amusait énormément, c'était un bien joyeux divertissement en fait. Mais ses douces illusions furent vite brisées par ce qu'elle s'empressa de faire.

La demoiselle enleva son T-shirt qu'elle laissa tomber au sol et bafouilla quelque chose qu'il ne comprit pas. Elle ne semblait pas apeurée par la situation mais plutôt tremblante de passion. Il fronça les sourcils et la toisa. Ses yeux brillaient d'un rouge carmin flamboyant. Ceux-là s'écarquillèrent quand il entendit sa demande, sur le ton du supplice. Il la laissa s'approcher de lui, mais sur ses gardes tout de même, comme un animal sauvage. Il la regardait de haut en bas d'un air méprisant. Puis un large sourire s'étira sur son visage et il la prit par les hanches en ricanant. « Si c'est demandé si gentiment. »
Il la poussa contre la paroi gelée, ventre contre celle-ci et plaqua ses poignets pour qu'elle ne puisse bouger. Lucky souffla alors sur sa nuque. Son calice devait avoir froid contre ce mur glacé, cela le fit sourire d'un sadisme immense. Oui, Lucky était méchant. Mais bon, à croire que la sagesse de la jeunesse éternelle ne l'est pas arrangé pour autant...

Ses crocs s'allongèrent encore une fois et il attrapa l’agrafe du soutien gorge entre ses dents. Il passa sa langue le long de son dos, descendant juste en dessous de ses petites fesses pour lui arracher un frisson et remonta mordiller l'attache du satanée vêtement. En plus ça ne servait à rien. (Si si c'est vrai, ça sert à rien, juste à nous faire chier. /out) Après avoir réussi à dégrafer l'engin, il le laissa tomber au sol. D'un petit rire, il ajouta. « Satisfaite? » Lucky regarda la demoiselle avec un sourire en coin et embrassa son dos sensuellement, descendant de plus en plus bas. Une fois arrivée au dessus de ses fesses il croisa les bras, accroupi. « Hum? J'en fais quoi? Et toi d'ailleurs? Je te fais quoi? » Il fit mine de réfléchir. « Je crois bien que je vais abuser de toi. » Il disait ça tellement sérieusement que c'en était vachement flippant en réalité. Ses yeux froids la scrutait dans les moindres recoins. Il la prit par les hanches et fit descendre ses mains jusqu'à faire glisser sa petite culotte blanche sur le sol de la douche. Il la prit entre son index et son pousse avant de la jeter un peu plus loin.

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MessageSujet: Re: ❝  Was this over before it ever began ? [Averroès] [NC-16]   Ven 15 Mar - 18:38

Est-ce que tu vois dans le noir ? Est-ce que tu peux réparer mon corps brisé ? Est-ce que tu peux entendre le silence ? Est-ce tu tu peux sentir mon coeur ? Est-ce que tu sens mon coeur ?


De toute façon, il ne sait pas faire autrement que d'être violent. Il me pousse, me plaque contre le mur, me tient les poignets. Je sens le froid du carrelage contre mon ventre, contre ma joue, contre mon corps accablé, secoué par la peur et le désir mêlés. J'ai son souffle dans le cou qui descend le long de mon dos. Il joue avec l’agrafe du sous vêtement avec ses dents. Il fait passer sa langue sur ma peau, descend sur mes reins. J'ai des frissons qui me parcourent, des convulsions incontrôlables, je suis dans un véritable état second. Il se débarrasse du soutient gorge. J'ai la tête qui tourne et mes poings se serrent contre le mur. Je me mords les lèvres violemment. Il me demande si je suis satisfaite; je ne réponds rien, je suis crispée. Je sens de nouveau sa langue sur ma peau qui descend de plus en plus bas.

« Hum? J'en fais quoi? Et toi d'ailleurs? Je te fais quoi? Je crois bien que je vais abuser de toi. »

Paniquée. Trop tard. Il glisse ses mains sur mes hanches et finit de me mettre à nu. Immédiatement je me laisse glisser contre le mur, je me retourne, je ramène mes jambes à ma poitrine, je me mets en boule comme un hérisson apeuré. J'ai le rouge aux joues et le sang qui pulse dans mes veines. Je n'ose pas le regarder. Ses mots résonnent dans ma tête et se cognent sur les parois de mon crâne. J'ai l'impression que je vais imploser. Je regarde au dessus de mes avant bras croisés et j'aperçois ma serviette de bain. Je tends la main pour l'attraper, discrètement, avant de me rendre compte que je n'y arriverai pas. Résultat, je me jette dessus d'un seul coup en tombant sur les genoux par terre. Des larmes me viennent aux yeux et je l'enroule autour de moi en tremblant.

Il me fait peur. Je dois bien avouer que je suis terrorisée. J'ai le ventre qui se serre. J'essaye de me reprendre en main. On dirait une schizophrène. Je me relève avec difficulté, sans croiser son regard. J'ai les cheveux en bataille. Je tiens la serviette autour de moi comme je peux. En vérité, je voudrais pouvoir me montrer aussi violente que lui. Il faudrait que je prenne ça comme une démonstration de force, le maître qui apprend à son élève. Je respire un bon coup et je m'avance en regardant mes pieds nus sur le carrelage de la salle de bain. Je concentre ma peur et ma rage dans mes mains. Une fois devant lui, je lâche la serviette qui tombe à mes pieds et j'attrape les pans de tissus de son haut pour les arracher d'un coup sec. Je ne me connaissais pas aussi forte. Je me jette littéralement sur lui pour l'embrasser à en perdre haleine, passant mes mains le longs de son torse.

« T'as vu ? Moi aussi je sais être sauvage ! J'apprends vite ! »

Je me ressaisis, avant de ne me voir plonger à nouveau dans l'incompréhension. J'ai l'impression qu'un ange et un démon se battent toujours la place de leader au sein de mon âme. J'ai pourtant du sang dans la bouche, le long de ma gorge, dans les cheveux, ces mêmes cheveux roses en bataille allumant le feu violet de mes prunelles. Je suis comme moi même transformée, changée par le comportement de ce vampire envers moi. J'ai l'impression de me lâcher, de vivre sans réfléchir. De m'offrir à lui parce que je ne sais plus quoi faire de mon corps, de mon esprit et du reste. Attends moi, Lucky.


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MessageSujet: Re: ❝  Was this over before it ever began ? [Averroès] [NC-16]   Mer 17 Avr - 20:32


❝We stop looking for monsters under the bed when we realize they're inside of us. 


J'ai envie de te mordre, de te dévorer. Je veux que tu me supplies, à genoux, de t'en redonner. Toujours et encore contre toi, j'ai besoin de sentir ta peau contre la mienne, ton cœur qui bat contre mon torse silencieux, et s'il te plait, baisse pas les yeux. Je veux que tu pleures, que tu me mentes, que tu me dises que tu n'aimes pas, que je recommences. Je veux que tu m'embrasses, que tu me rallumes, je veux que tu consommes et que tu me consumes. Tu sens bon, bébé, t'es qu'une poupée, la mienne. Je veux que tu me fasses du bien dans la veine. Arrête de croire, dévoile toi, dévoiles moi. Crois en toi, crois pas en moi, je suis un connard, je veux juste un peu de chaleur dans ce monde si froid.

Son souffle rauque se mélange au sien. Ils dansent d'une façon presque douce, ils se mélangent et fusionnent pour n'en faire qu'un. Il a terriblement envie d'elle, elle a terriblement peur. C'est deux respirations uniques soient-elles qui se complètent, complémentaires. C'est le sifflement de l'agonie qui les bercent et les désillusionnent. Lucky a soif, tellement soif comme s'il n'avait encore jamais bu de sa vie entière, et de sa mort aussi. Il se demande inexorablement ou il va, et pourquoi à son égard, il se montrait si violent. Peut-être qu'il n'attendait qu'elle se rebelle, qu'elle se montre plus … attentive à ses petites tortures. C'est alors qu'il fut soudainement surpris. Elle se jeta sur lui pour l'embrasser, aussi avidement qu'il aurait pu le faire. Cela le fit sourire légèrement alors qu'il mêlait déjà sa langue à la sienne. « Hmm... je vois que tu apprends vite Sweety... »

Il passa sa main dans ses cheveux roses et lui embrassa le cou sévèrement, la tenant plaqué contre lui.  « Sauvage tu dis ? J'aime ça, même si je préfère quand tu te soumets. » il posa sa main sur sa tête et la força à s'agenouiller devant lui, un sourire mauvais collé aux lèvres. Provocation totale, peut-être qu'il voulait voir comment elle allait réagir. Ou peut-être pas. « Tu me tord le cœur, tu sais. » Il ferma les yeux pour inspirer profondément, il se devait de réfléchir dans un moment ou les réflexions étaient antonymes de passion. Mais il avait la sensation de détruire quelque chose de beau, ce qui l'excitait et le frustrait en même temps. C'était vraiment un gamin immature au final. Vingt-huit ans qu'il était toujours aussi con. Il finit par se baisser à sa hauteur et lui ôta la serviette, car elle le gênait pour la suite. Il souleva ensuite son menton pour venir déposer délicatement ses lèvres sur les siennes. Avec sa canine, il perça son inférieure pour en sucer le sang avec élégance.

Rapidement, il la plaqua au sol pour continuer de dévorer ses lèvres avec avidité et gourmandise. Caressant ses bras et ses cuisses sensuellement elle était mise à nue devant lui, sous lui ce qui était pour lui une belle posture. « Tu es à moi, tu le sais ça n'est-ce pas ? » il se saisit de sa tignasse rose pour lui relever la tête avec un air mauvais. « Répète le. Dis le que tu m'appartiens, maintenant. » Même dans ces moments sensuels et doux, il demeurait Lucky. Il glissa alors sa main le long de sa cuisse, faisant jouer ses doigts sur sa peau, et il remontait, inexorablement jusqu'à son entrejambe qu'il effleura à peine. C'était ce suspens le plus délicat, le plus tendancieux qui les maintenait vivants. Du moins, pour l'instant.

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Averroès Berjaede
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MessageSujet: Re: ❝  Was this over before it ever began ? [Averroès] [NC-16]   Dim 9 Juin - 16:14

<< Sorry, Lucky. My blood is yours, but not my body and let alone my virginity. I really don't think you deserve it, and if you have the nerve to want to tear me, not in this way please. And not in the showers. I thought you were less ... vulgar. >>


Ca va trop vite. Tout va trop vite. Il veut me soumettre à lui, me voir à genoux gémir que je suis à lui. Est-ce que je vais me laisser faire ? Est-ce qu'un mec aussi violent aura raison de moi pour la première fois ? Non. Non, je ne suis pas si faible, non je ne suis pas si sotte, non je ne suis pas si folle. Oui, j'ai envie de lui, j'ai envie de le sentir contre moi, j'ai envie d'être son petit jouet, sa petite proie, son petit chaperon rouge apeuré, effrayé, terrifié. Mais je ne me laisserai pas faire. Je dois réagir. Je dois l'empêcher de m'allonger sur le sol. Trop tard. Je dois l'empêcher de me toucher. Trop tard. Je dois l'empêcher de détruire la seule pureté qu'il me reste. Il n'est pas encore trop tard.

Je lève un genou entre ses jambes sans le toucher, juste histoire de lui faire peur. C'est que c'est sensible cette partie là. Un sourire espiègle se dessine sur mon visage, les joues rougies, les yeux emplis de larmes. Schizophrénie totale. Je me mets sur les coudes, je m'approche de ses lèvres, jouant avec mon souffle.

« Tu m'appartiens, maintenant. » je murmure.

Sans crier gare je le fais basculer sur le côté et roule pour me retrouver à califourchon sur lui. J'enserre son torse entre mes cuisses et je me saisis de ses poignets. Ca dure quelques secondes mais je fais glisser ma langue le long de son cou sensuellement. Je joue même avec mes dents qui, hélas, ne sont pas aussi longues et pointues que les siennes. Lui est un monstre, un animal, une créature. Je me relève avant qu'il ne me rattrape. Je file. Je cours récupérer mes sous vêtements. Quelle va être sa réaction à présent ? Je me rhabille à moitié.

« Désolée, Lucky. Mon sang est à toi mais pas mon corps, et encore moins ma virginité. J'crois vraiment pas que tu la mérites, et si tu as le culot de vouloir me l'arracher, pas de cette manière s'il te plait. Et pas dans les douches. J'te croyais moins... vulgaire. »

Je reviens vers lui. J'avoue avoir une démarche provocante et me mettre en danger. Je suis une fille contradictoire. Je me poste devant lui, les joues rouges, les yeux baissés. Je remets mes cheveux en arrière d'un coup de tête, relevant le visage vers lui, plantant mon regard dans le sien, un petit sourire timide et rusé à la fois collé sur mes lèvres. Il me rend folle. Je le trouve tellement beau, sauvage, mystérieux. Il a beau me traiter comme une esclave, je m'habitue, m'attache, m'accroche à lui.

Avec une certaine hésitation, j'approche mes mains de son torse nu, je fais le tour de se taille et les noue au creux de ses reins avant de poser ma tête contre sa poitrine, espérant qu'un acte empreint d'un peu de tendresse ne le dégoûterait pas. Il allait peut-être se sentir perturbé. Moi je l'étais. Chamboulée. Je reste comme ça, j'attends de voir ce qu'il va dire, faire, ou ne pas faire. J'essaye de calmer les battements affolés de mon coeur. Je respire son odeur. Je ferme les yeux. Attends, Lucky.

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